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Robert Giguère

Note biographique

Carrière en hôtellerie dans la vérification des comptes et la gestion du personnel à Québec, Toronto et Montréal. Candidat pour le NPD Québec dans une élection partielle dans la circonscription Laval-des-Rapides en décembre 1993. Conférencier dans le domaine de l’exploration spatiale. Certificat en économie à l’UQAM (2003).

Courriel : Robert Giguère

Déclaration adressée à François Legault pour décréter un moratoire sur le REM devant un auditoire composé d'usagers du train de banlieue Deux-Montagnes. (25 septembre 2019)

Pendant quelques mois en 2019, j’ai eu l'honneur de représenter les usagers du train Deux-Montagnes dans une affaire qui les opposait à la Caisse de dépôt et son projet du REM. Projet consistant à construire un métro de surface en remplacement du train de banlieue Deux-Montagnes. Aujourd'hui le service de train a été interrompu et les travaux pourraient durer quatre ans.

Ce lien vital avec le centre-ville de Montréal existait déjà depuis 108 ans, après qu'un tunnel eut été creusé sous le Mont-Royal par la Canadian Northern en 1912.

En remplacement du train, un service d’autobus avait été conçu pour faire le transport des 18 000 usagers pour les amener de Deux-Montagnes à la station de métro Côte Vertu. Sauf que des projections avaient révélé qu’en raison de l’achalandage et des transferts, les temps de transport seraient doublés.

Ainsi, avec le train, le trajet était direct et prenait 45 min pour aller au centre-ville, et 45 min pour revenir. Soit 1h30 de transport par jour pour aller et venir de son travail. Mais avec le service de remplacement, cela devenait 3 heures de transport par jour. Quel temps vous reste-t-il pour les repas, les loisirs, le repos et les enfants ? Ces droits sont inscrits dans la charte québécoise, mais le premier ministre est resté indifférent.

On retrouve le même mépris pour les droits fondamentaux dans la gestion de la pandémie. On reconnaît un homme par sa signature.

Concernant les usagers du train de banlieue, ils ont été sauvés in extremis du mauvais sort qui les attendait par la pandémie elle-même qui a fait du centre-ville de Montréal une zone sinistrée. Depuis, les transports publics ont été vidés de leurs passagers.